Description
Couteau Cattaraugus 225Q, « Commando Knife »
Couteau de combat Cattaraugus Commando 225Q, origine Seconde Guerre mondiale. Modèle produit de 1942 à 1945 pour l’US Army. La lettre Q fait référence au Quartermaster Corps. Fabriqué par la Cattaraugus Cutlery Company à Little Valley, État de New York, ce modèle fut initialement destiné au Quartermaster Corps. Le Cattaraugus 225Q équipa rapidement l’ensemble des troupes américaines et fut utilisé aussi bien sur le théâtre d’opérations du Pacifique qu’en ETO.
Il est doté d’une solide lame de 6 pouces en acier carbone 1095. D’une poignée constituée d’un empilage de rondelles de cuir ou sur certains exemplaires, de rondelles en matière synthétique, comme l’exemplaire proposé. Son pommeau est à disque plat, le dessus étant orné d’un motif en « tête de clou ». Sa robustesse lui permit d’être utilisé aussi bien comme couteau de combat que comme couteau utilitaire.
Le 225Q rebaptisé « Commando »
Aujourd’hui, le Cattaraugus 225Q est connu des collectionneurs sous le nom de « Commando Knife ». Pourtant, son appellation officielle était autre.
Le Cattaraugus 225Q et le Case 337Q appartiennent à la famille des « Q Knives ». Conçus par le Quartermaster Corps, ils répondent à un cahier des charges commun. En 2004, le spécialiste américain des couteaux militaires Frank Trzaska retrouva sept contrats gouvernementaux attribués à Cattaraugus Cutlery, ainsi que deux contrats pour Case.
Daté du 1er décembre 1942, le Bill of Materials TJC7 désigne officiellement le 225Q sous le nom de « Special Hunting Knife, 6″, No. 225 ». Le terme « Commando Knife » n’apparaît dans aucun document militaire connu.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, après le Débarquement de Normandie, Cattaraugus utilisera l’appellation « Commando Knife » dans sa communication. Une publicité précise que toute la production est alors réservée aux combattants avant d’être proposée au marché civil. Reprise après-guerre par les revendeurs puis les collectionneurs, cette appellation commerciale s’est imposée jusqu’à devenir le nom sous lequel le 225Q est encore connu aujourd’hui.

Cattaraugus 225Q, les fausses idées reçues
Les entailles du manche améliorent la prise en main. → Rien ne le prouve.
Aucun document technique d’époque ne le mentionne. Certains exemplaires possèdent un manche lisse, comme un exemplaire neuf de stock dans son emballage d’origine, qui fut vendu par IMA il y a plusieurs années. Ces entailles pourraient donc être dues au procédé d’usinage du manche.

M. H. Cole, dans son ouvrage U.S. Military Knives, Volume III, représente un Cattaraugus 225Q au manche parfaitement lisse, sans aucune entaille (page 65).
Un Cattaraugus pour ouvrir des caisses → Fausse information.
Contrairement à une idée largement répandue, le Cattaraugus 225Q n’a pas été conçu pour ouvrir des caisses ou enfoncer des clous. Frank Trzaska rappelle que l’armée américaine disposait d’outils adaptès pour ces tâches.
Erreur d’identification

Pendant de nombreuses années, cette photographie du Master Sergeant Max Oppenheimer, prise le 27 juin 1944 à Cherbourg, a été présentée comme montrant un Cattaraugus 225Q. Pourtant, le couteau porté à la ceinture est un Case 337Q.
Très proches l’un de l’autre, ces deux « Q Knives » sont souvent confondus. Le Case 337Q se reconnaît notamment à son manche marqué de profondes stries circulaires, contrairement au Cattaraugus 225Q.
























