Post Exchange (PX) US Army WWII – Les magasins des soldats américains

Qu’est-ce qu’un Post Exchange (PX) ?
Durant la Seconde Guerre mondiale, le PX était un magasin destiné aux soldats américains. Installé dans les camps ou à proximité du front, il permettait aux militaires d’acheter des objets du quotidien non fournis par l’armée.
Contrairement à l’équipement réglementaire, ces articles relevaient du choix individuel du soldat. Ils constituent aujourd’hui ce que les collectionneurs appellent les objets personnels du GI.
Histoire des PX

Les premières formes de PX équivalaient aux cantines militaires. Elles existaient déjà depuis plusieurs siècles dans différentes armées. Ces cantines permettaient, en plus d’offrir des repas, l’acquisition de produits de première nécessité.
C’est au cours de la Guerre de Sécession que les soldats américains ont commencé à organiser des échanges de biens entre eux, cela a jeté les bases des futurs PX. C’est en 1867 que le War Department créa le post trader system.
Lors de la Première Guerre mondiale, les PX ont commencé à se développer de manière plus structurée afin de fournir aux soldats des produits de confort. Une partie des produits proposés étaient fournis par l’American Red Cross.
Le rôle des PX au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Le Post Exchange, souvent abrégé PX, était plus qu’un simple magasin. Installé dans les bases militaires, les camps d’entraînement parfois même proches des zones de combat, il offrait aux soldats un accès à une variété de produits du quotidien.
Les PX proposaient une large gamme de produits allant des produits alimentaires (boissons, confiseries, tabac) aux articles d’hygiène personnelle en passant par les vêtements, les souvenirs.

À savoir : le degré d’alcool contenu dans la bière vendue dans les PX était limité à 3.2 % contre 4 à 7 % pour les bières civiles.
Ces produits étaient exempts de taxes.
Au-delà de l’aspect commercial, les PX jouaient un rôle primordial dans le moral des troupes. Ils permettaient de maintenir un lien avec le monde civil et offraient un espace de détente permettant aux GIs de se divertir et de se détendre.
Aux États-Unis certains PX étaient équipés de salles de jeux, de bibliothèques, de cinémas, permettant aux GI’s de se divertir et de se détendre.
BilletterieQu’est-ce qui était vendu dans les PX ?
Les Post Exchanges proposaient une grande variété d’objets civils destinés aux soldats américains. Parmi les articles fréquemment vendus dans les PX durant la Seconde Guerre mondiale, figurent les :
Articles de papeterie : kits de correspondance et stylos
- Friandises : chocolats, chewing-gums…
- Billetterie…
Ces objets constituent aujourd’hui un domaine de collection à part entière dans le militaria américain.

Les objets vendus étaient-ils fabriqués spécialement pour l’US Army ?
Non, mais quelques fabricants ont parfois adapté leurs produits en utilisant des emballages ou contenants spécifiques, exemple : le cirage GRIFFIN, modèle A.B.C. Wax Shoe Polish, des mentions ou des slogans patriotiques. Certains briquets furent réservés à la vente aux soldats, pour exemple les briquets Ronson Wartime Model.

Les objets étaient-ils étiquetés ?
Oui, de nombreux articles vendus dans les Post Exchange portaient une étiquette de prix PX. Elle était différente de celle utilisée dans le commerce civil. Ces étiquettes étaient généralement retirées après l’achat.
Pour cette raison, la présence d’un étiquetage de prix PX sur un objet est exceptionnellement rare.

Tous les objets civils pouvaient-ils être vendus dans les PX ?
La majorité des produits civils pouvaient être vendus dans les PX. Cependant, certains produits restaient soumis à des restrictions.
Les alcools forts n’étaient pas vendus dans les PX. La vente était limitée à la bière légère, dont le degré d’alcool ne dépassait pas 3,2 %.
Les alcools dépassant ce degré n’étaient pas autorisés à la vente dans les PX.
Les publications jugées contraires aux bonnes mœurs ou incompatibles avec la discipline militaire n’y étaient pas non plus autorisées.
En dehors de ces limitations, les PX pouvaient proposer une grande variété d’objets civils.
Quels souvenirs les soldats pouvaient-ils acheter dans les PX ?
En plus des objets du quotidien, les Post Exchanges proposaient également divers souvenirs destinés à être envoyés aux familles. Parmi ces articles figuraient des bijoux, des poudriers féminins, des broches patriotiques ou encore des petits objets décoratifs portant des symboles militaires.
Les erreurs fréquentes chez les collectionneurs
- Juger un objet uniquement sur la présence d’un brevet.
La présence d’un brevet ou d’un numéro de brevet (patent) ne garantit pas une fabrication durant la Seconde Guerre mondiale. Certains marquages ont continué à être utilisés plusieurs décennies après le conflit - Confondre rareté actuelle et rareté d’époque
- Confondre objet PX et objet patriotique (Home Front)
Objets PX et Home Front : une confusion fréquente.
L’erreur la plus fréquente chez les collectionneurs consiste à confondre les objets vendus dans les PX (Post Exchanges) avec les objets patriotiques du « Home Front ».
Les objets patriotiques du Home Front, tels que ceux portant les slogans « Victory » ou « Buy War Bonds », étaient principalement destinés au marché civil américain. Bien que certaines campagnes nationales pour l’achat de bons de guerre (War Bonds) aient également concerné les militaires, ces objets n’étaient généralement pas conçus comme des articles destinés à la vente dans les PX, dont la fonction principale était de fournir aux soldats des produits du quotidien.
Un exemple fréquent de confusion concerne les « Victory pins », petits insignes patriotiques portant souvent un « V » de victoire ou un drapeau américain. Produits en grande quantité pendant la guerre, ils étaient destinés avant tout aux civils, mais sont aujourd’hui souvent présentés à tort comme des insignes de GIs.
En conclusion
L’identification des véritables objets WWII vendus dans les PX repose donc sur la comparaison avec des objets conservés dans les musées, les témoignages d’époque et les ouvrages de référence consacrés à la vie quotidienne du GI.
De plus, tous les objets provenant des Post Exchanges (PX) retrouvés en Europe ou en France ne datent pas nécessairement de la Seconde Guerre mondiale. Après 1945, des troupes américaines sont restées stationnées sur le territoire français et leurs bases disposaient également de PX. Certains articles peuvent dater des années 1950 ou 1960. Les dernières installations américaines quittèrent la France en 1967 (camp de Saint-Germain-en-Laye, le 14 mars 1967).
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